dire la verite a son boss

Personne ne dit la vérité au boss d’une boite

J’ai eu cette révélation l’autre jour en écoutant une vidéo d’Oussama Amar. Il disait en des termes simples quelque chose comme « on ne dit jamais la vérité au boss d’une boite et le croire est d’une naïveté extrême, le boss est souvent le dernier à savoir les choses ».

Le CEO d’une boite est donc la personne à qui on ne dit jamais la vérité… même si on promeut la parole et qu’on essaie de se dire les choses.

C’est pourtant le cas chez nous où l’un de nos commandements est de se dire les choses :

DIS LES CHOSES
Exprime-toi… avec ou sans bienveillance, avec ou sans tact, avec ou sans émotion. L’important c’est de se dire les choses, sans barrière. Tu as peur ? Tu es en colère ? Dis-le. En individuel, ou à plusieurs. Mais dis-le. On ne t’en voudra jamais de dire. Par contre on t’en voudra de ne pas dire. Rien n’est évident, rien ne va de soi… les autres ne sont pas des autres toi.Attention, si tu dois dire les choses ça veut dire qu’il faut également pouvoir entendre les choses que disent les autres. Attention, si tu dois dire les choses ça veut dire qu’il faut accepter la vulnérabilité qui va avec. Attention, si tu dois dire les choses ça veut dire qu’il faut les assumer. Enfin, viendra le moment où tu douteras. Tu te diras « j’aurais mieux fait de ne rien dire ». Tu auras tort : il vaut mieux dire que ne pas dire, dans tous les cas. Tu ne vas pas le croire en le lisant mais je t’avertis : la plupart des gens croient qu’ils ont trop communiqué alors qu’ils n’ont pas assez communiqué.

Malgré tout, je pense que les gens ne me disent pas ce qu’ils pensent vraiment. Ils ne me disent pas ce qu’ils pensent vraiment car je suis leur boss.

J’ai eu longtemps la naïveté de croire que cela n’avait aucun sens car je me sens parfaitement capable de tout entendre, d’entendre toute critique ou toute remise en question. Après 15 ans de thérapie, de travail avec un coach et de réflexion sur moi-même, je suis prêt. Je m’y suis préparé et j’en ai besoin pour progresser et mieux me connaitre.

Mais non, je pense que structurellement, quand on est le boss, on n’aura jamais la vérité sur ce que les personnes que l’on manage pensent vraiment. Cette vérité m’est désagréable mais je dois l’admettre et sortir de la toute puissance. Il y a une forme même d’enfantillage de croire à cette vérité totale.

J’essaie donc systématiquement de demander un feedback à toutes les personnes sur ce que je fais et si ils ont des choses à me dire sans filtre. C’est dur mais je vais arriver à avoir un maximum de feedbacks sur moi, sur ce qui se passe, des critiques ou des commentaires négatifs.

J’en ai besoin pour faire un meilleur travail, j’ai besoin d’avis contraires, j’ai besoin de points de vue pour progresser.

Oui, les avis contraires ou les opinions sont parfois désagréables à entendre mais ils sont nécessaires pour être meilleur et prendre les meilleures décisions. Il n’y a pas d’autre chemin.

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